[-25 avril 1915 : Gallipoli (Dardanelles)]
-15 avril et 15 mai 1940 : Narvik ( Norvège)
-23 septembre 1940 : Dakar, affrontement naval franco-britannico-français
-5 mai 1942 : Opération Ironclad, la bataille de Madagascar
-19 Août 1942 : Dieppe
-8 Novembre1942 : Torch en Afrique du Nord,
-10 juillet 1943 : Husky en Sicile
-3 sept 1943 : en Italie, Opération Avalanche (et Opérations de diversion Shingle et Slapstick).
-22 janvier1944 : en Italie débarquements à Anzio & Nettuno.
-20 Novembre 1943: dans le Pacifique, opération Galvanic avec débarquements à Tarawa et Makin.
après le 6 juin 1944
17 juin 1944 : Ile d'Elbe
15 août 1944 : débarquement en Provence
17 juin 1944 : Ile d'Elbe
15 août 1944 : débarquement en Provence
- Gallipoli, l'échec du premier débarquement du XX° de la bataille des Dardanelles (1915)

Dès 1914 Churchill, en particulier, défend l'idée d'un débarquement dans le détroit des Dardanelles, en vue de prendre à revers les Empires centraux : l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, de s'emparer de Constantinople, d'éliminer la Turquie, maillon faible de l'alliance ennemie, et de rouvrir les liaisons maritimes avec les ports russes de la mer Noire. Cette idée ne fait pas l'unanimité en raison de la nécessité de dégarnir le front européen en hommes et navires.
Le 19 février 1915, une escadre anglo-française bombarde les batteries ottomanes à l'entrée des Dardanelles, goulet de 60 kilomètres de long et large de quelques km. Ce premier bombardement révèle les difficultés de l'opération en raison de la mobilité des batteries ottomanes et nécessite le 18 mars 1915, une nouvelle opération de 18 navires, réclamée par Churchill, qui se solde avec la perte de sept navires et un repli avec de lourdes pertes.
Cet échec incite les alliés à envisager un débarquement massif sur 5 plages qui eut lieu le 25 avril 1915, sur la presqu'île de Gallipoli, au nord-ouest des Dardanelles. Les débarquement furent plus ou moins difficiles selon les plages, ainsi sur la plage "V" les mitrailleuses situées dans la forteresse déciment les 200 hommes à débarquer, seuls 21 atteignirent la plage. Les Ottomans trop peu nombreux pour pouvoir repousser les assaillants infligèrent de lourdes pertes (60%) et limitèrent la progression alliée , Kemal : «"Je ne vous ordonne pas de combattre, je vous ordonne de mourir".
Avec l'arrivée de renforts ottomans dans la zone, la possibilité d'une victoire rapide dans la péninsule s'éloigna et les combats se transformèrent en une guerre d'usure avec de violentes offensives et contre offensives en mai, de nouveaux débarquent en Août qui ne débloquent pas la situation. En octobre on envisage d'évacuer Gallipolli, ce qui est effectué fin décembre sous une tempête de neige et permet d'évacuer plus de 35.000 hommes et du matériel sauf 1600 véhicules laissés sur place.
Ce débarquement fut analysé pour en comprendre les raisons de son échec : des objectifs mal définis, une logistique défaillante, l'insuffisance de l'artillerie, l'inexpérience des troupes, la faiblesse des renseignements et des cartes, l'arrogance et des erreurs de commandement à tous les niveaux. La géographie joua également un rôle décisif dans cette défaite car les Alliés furent incapables de contrôler les hauteurs de la péninsule. Les Ottomans disposaient ainsi de positions en surplomb des forces alliées confinées aux plages, ce qui rappelle donc les difficultés rencontrées à Omaha ce qui n' avait pas échappé à Gerow, d'autant que les forces allemandes sont mieux équipées que les turcs ! La violence du feu turc qui fait de nombreux morts y compris dans les embarcations préfigure ce qui va arriver à Omaha.
Gallipoli, Cap Helles, 6 Mai 1915.
La bataille des Dardanelles eut une forte influence en Australie et en Nouvelle-Zélande où elle est considérée comme le « baptême du feu » de ces pays. Le débarquement du 25 avril reste célébré chaque année dans les deux pays et porte le nom de journée de l'ANZAC et surpasse le jour du Souvenir du 11 novembre.
En Turquie également, la bataille est restée gravée dans l'imaginaire collectif comme un des éléments fondateurs du pays et le 18 mars a la même signification que le 25 avril pour les Australiens et les Néo-Zélandais et si cette date n'est pas une fête nationale, elle est commémorée avec des cérémonies dédiées. Enfin, il faut noter que cette bataille est évoquée dans 5 films.
Initié par Churchill, celui disait " Plus jamais ça" et ne fut pas favorable à un débarquement en Normandie, craignant qu'il n'envoie à nouveau des milliers de jeunes soldats à la mort.
L'Allemagne nazie a envahi la Norvège dès les premiers jours d'avril 1940, afin de sécuriser le transport de l'indispensable fer suédois à partir du port de Narvik toujours libre de glaces. Les Alliés décidèrent donc d’y envoyer des troupes pour venir en aide à l’armée norvégienne et couper la route du fer ; en tout, 24 500 soldats alliés (norvégiens appuyés par anglais et français) furent engagés contre 5 600 soldats allemands.
Le 9 avril 1940 cinq escadres de la Kriegsmarine débarquent 10 000 hommes avec succès en Norvège sauf à Oslo où le croiseur Allemand Blücher fut touché, près de 1 000 marins Allemands périssent et quatre navires font demi-tour. Les Allemands s'emparent des grands ports et repoussent l'armée Norvégienne à l'intérieur. A Narvik, 2 000 chasseurs s'emparent du port, comme au sud à Trondheim.
Le soir du 9, les Alliés décident de contre-attaquer pour reprendre Narvik et Trondheim ; ils harcèlent les flottilles Allemandes et détruisent des destroyers. Entre le 15 et le 18 avril 1940, 13 000 soldats Britanniques débarquent, au nord et au sud de Trondheim, et un corps expéditionnaire Anglo-Franco-Polonais de 20 000 hommes s'empare de l'embouchure du Lofoten fjord, à 60 km de Narvik. Début mai, les Britanniques furent obligés de ré-embarquer de Trondheim. Les Alliés décident de se concentrer sur Narvik et prévoient un débarquement massif à proximité
D'abord les 13 et 14 mai, un débarquement se réalise à Bjerkvik, les hauteurs sont prises par la légion étrangère qui fit sa jonction avec les chasseurs alpins et Norvégiens et Polonais qui progressent le long du fjord. Un second débarquement prévu pour fin mai fut repoussé à la suite de la déroute des armées Franco-Britanniques en Belgique. Londres et Paris rappellent leur corps expéditionnaire qui quitte Narvik du 3 au 8 juin, et; le 9 les Allemands récupèrent Narvik sans avoir à se battre. Le lendemain, les forces armées Norvégiennes capitulent.
Cet échec permit aux alliés de se rendre compte de la difficulté de débarquer trop loin de ses bases et sans aérodromes. C'est la première fois qu'un dispositif inter armée intervient avec, à la fois, une couverture aérienne et un soutien naval mais sans un commandement unique ce qui provoqua des divergences. Une leçon pour 1944.
Il ne faut pas oublier Mers El-Kébir, le 7 juillet 1940, lorsque les Britanniques détruisent délibérément la flotte française et tuent 1300 Français considéré par De Gaulle comme un « coup de hache qui a fait couler du sang français » puis, après la guerre par Churchill comme "une des plus graves erreurs du Royaume-Uni pendant le conflit, et le fruit d'un terrible malentendu entre les deux pays."
-À l'ouest de Dieppe, à Varengeville, l e commando no 4 progresse rapidement vers l'intérieur des terres et prend à revers la puissante batterie côtière de six canons de 150 mm. ce fut la seule phase de l'opération sur Dieppe qui se déroula comme prévu.
-A Pourville, le Régiment est mis à terre du mauvais côté de la rivière échoue dans les terres dans sa tentative d'attaquer l'aérodrome et la station radar ils doivent refluer vers la plage où la moitié des péniches qui devaient les rembarquer sont coulées.
- Compléments :
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Dardanelles
- Avant le 6 juin 1944
L'Allemagne nazie a envahi la Norvège dès les premiers jours d'avril 1940, afin de sécuriser le transport de l'indispensable fer suédois à partir du port de Narvik toujours libre de glaces. Les Alliés décidèrent donc d’y envoyer des troupes pour venir en aide à l’armée norvégienne et couper la route du fer ; en tout, 24 500 soldats alliés (norvégiens appuyés par anglais et français) furent engagés contre 5 600 soldats allemands.

On pourrait considérer que Alliés furent victorieux à Narvik, mais ce fut un échec car ils ne purent empêcher l'occupation totale de la Norvège par les Allemands qui avaient perdu plus de la moitié des bâtiments de la Kriegsmarine. Les Allemands dénombraient 1 300 tués et blessés tandis que les Norvégiens et les Alliés comptaient 5 000 tués et blessés. A noter que cette bataille de Narvik fut, en quelque sorte, la seule victoire remportée par l'armée Française pendant toute la campagne de 1939-1940.
- DAKAR
l'échec de l'opération Dakar de septembre 1940
En septembre 1940, trois colonies d'Afrique-Équatoriale française (AEF) l'Oubangui-Chari, le Tchad et le Moyen-Congo et le Cameroun ont rallié la France libre. De Gaulle et Churchill pensent pouvoir prendre le contrôle l'Afrique-Occidentale française (AOF) qui reste sous contrôle du Gouvernement de Vichy qui a envoyé une escadre de trois croiseurs à Dakar, mais trois grands contre-torpilleurs doivent rebrousser chemin.(Force Y)
Le 23 septembre 1940 , trois bâtiments de guerre des FF Libres, accompagnés une flotte anglaise (deux cuirassés, un porte-avion, plusieurs croiseurs et destroyers) se présentent devant Dakar dans le brouillard pour en demander le ralliement,ce qui est rapidement refusé.
Du 23 au 25 septembre 1940, des Français (avec De Gaulle présent) se battent contre des Français et aucune des trois opérations simultanées ne réussit. Un commando débarqué est arrêté, les négociations, accueillies par un tir de mitrailleuse, échouent. Le gouverneur répond : « La France m'a confié Dakar. Je défendrai Dakar jusqu'au bout ! ». Les Britanniques entament alors une opération militaire qui échoue sans appui aérien et menacée par l'arrivée inopinée, des deux croiseurs et trois contre-torpilleurs de la Force Y.
L'opération Dakar est un échec complet, largement évitable et inutile, engendrant la mort de 203 français pour 393 blessés. Dés le départ, cette opération était difficile et compromise, en raison d'une mauvaise préparation, puis,de problèmes de coordinations et de communications, enfin du fait du refus d'annuler par De Gaulle en raison de l’arrivée de renforts. De plus l'attitude de Churchill est ambiguë: il aurait préféré s’emparer de l’excellente et cohérente flotte française, sinon la détruire ou au minimum la neutraliser...Il ne faut pas oublier Mers El-Kébir, le 7 juillet 1940, lorsque les Britanniques détruisent délibérément la flotte française et tuent 1300 Français considéré par De Gaulle comme un « coup de hache qui a fait couler du sang français » puis, après la guerre par Churchill comme "une des plus graves erreurs du Royaume-Uni pendant le conflit, et le fruit d'un terrible malentendu entre les deux pays."
Si l'affrontement militaire est minime, De Gaulle en sort isolé, la presse française annonce "l’ex-général de Gaulle fait tirer sur Dakar" et les américains se moquent, sauf pour Churchill pour qui « l'affaire de Dakar » pose De Gaulle comme une alternative crédible à la France de Vichy.
Un mois après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord du 8 novembre 1942, les autorités vichystes d'AOF, sous l'impulsion de l'amiral Darlan, finissent par signer, le 7 décembre 1942, un accord avec les Alliés, qui remet ce territoire dans la guerre.
Compléments
- MADAGASCAR 5 mai 1942 : Opération Ironclad, la bataille de Madagascar
Il s'agit d’une invasion britannique de la colonie française de Madagascar, alors sous l'autorité du gouvernement de Vichy, opération décidée sans avertir la France libre du général de Gaulle. ce qui sera ressenti très durement, tant par la France de Vichy que par la France Libre, chacune la considérant comme une agression britannique contre un territoire français.
Après la conquête de l'Asie du Sud-Est, les japonais déplace s'orientent vers l’Ouest, (Birmanie) et les sous-marins se déplacent librement dans l'ensemble de l'océan Indien. Cela conduit les britanniques à empêcher l'utilisation de Madagascar par les japonais
Le 5 mai 1942, après des bombardements qui détruisent les navires français (sauf un) à Diego Suarez, les troupes britanniques débarquent dans les baies d’Ambararata et Courrier, à l'ouest du port de Diego-Suarez, à la pointe nord de Madagascar. La garnison, d'environ 4 000 hommes, dont 800 Européens, réussit à contenir les assaillants durant toute la journée pendant qu'une attaque de diversion eut lieu à l'Est. Le lendemain plusieurs attaques furent
lancées et percèrent les défenses. et le 7 mai Diego Suarez est pris.
Trois semaines après le débarquement des sous marins de poche japonais arrivèrent mais leur attaque échoue. Il fallu plusieurs mois de combats (guérilla essentiellement) et d'autres débarquements pour que les combats cessent et que la majorité des français présents se rallient.Les pertes britanniques totales sont de 620 hommes (107 tués) et françaises de 650 dont 150 tués. - DIEPPE
Raid ou Débarquement de Dieppe (Opération Jubilee) 19 Août 1942 : un désastre
L'emploi des troupes canadiennes est privilégié car elles n'ont jamais connu le combat : 5000 Canadiens, 1100 Britanniques, 50 rangers Américains et 15 commandos Français composent les forces alliées qui seront accompagnées de 237 navires et 67 escadrilles de chasse. Face à eux, une infanterie allemande de 1500 hommes.
L’objectif, simple, consiste à faire un raid : débarquer à l’aube, détruire l’artillerie, un radar et un aérodrome puis rembarquer avec d’éventuels prisonniers allemands.
Le 18 août 1942 en soirée, les bâtiments de guerre britanniques se dirigent vers les côtes du nord de la France, en direction de Dieppe. Les bombardements préliminaires intensifs ont été annulés en raison de la mauvaise visibilité mais malgré la divergence de l’État major, l'opération est maintenue par Mountbatten.
Les troupes doivent débarquer sur un front de 20 km sur cinq secteurs avec des LCA, LCM et LCT. La côte inhospitalière est bordée par des plages de galets que surplombent les parois verticales de falaises truffées de défenses: batteries de canons, mortiers, nids de mitrailleuses, bunkers bétonnés... avec des réseaux de barbelé. Le 19 août à cinq heures du matin, les troupes alliées débarquent, malgré l’effet de surprise, par des tirs nourris et meurtriers venant des positions allemandes situées au sommet des falaises.
La plage de Dieppe
-A Berneval, le commando N°3 perd 16 péniches détruites par des navires allemands et seules 7 atteignent la côte. Les 120 soldats sont cloués sur place et seront contraints de se rendre. après 5 heures de combat.
-A la falaise de Puys 600 hommes débarquent ,attendus sous un tir nourri : un enfer commence pour se terminer en tragédie avec seulement quelques survivants qui devront se rendre après 3 heures de martyr.-À l'ouest de Dieppe, à Varengeville, l e commando no 4 progresse rapidement vers l'intérieur des terres et prend à revers la puissante batterie côtière de six canons de 150 mm. ce fut la seule phase de l'opération sur Dieppe qui se déroula comme prévu.
-A Pourville, le Régiment est mis à terre du mauvais côté de la rivière échoue dans les terres dans sa tentative d'attaquer l'aérodrome et la station radar ils doivent refluer vers la plage où la moitié des péniches qui devaient les rembarquer sont coulées.
-L'assaut principal sur Dieppe se réalise sous un déluge de feu, après une heure de combat, les soldats arrivent à pénétrer dans le casino transformé en blockhaus,mais ne peuvent aller plus loin tant est intense le feu de l'ennemi. 29 chars au total ont été débarqués, la moitié d'entre eux seulement atteint la Promenade de Dieppe mais sans pouvoir pénétrer dans la ville car les rues sont murées. L’État major, mal renseigné, envoie d'autres forces qui débarquent mais sont clouées sur place
L'évacuation des plages est lancé pour 11 h protégé par la RAF et la RCAF (106 avions seront abattus!) mais c'est déjà la marée basse, peu rentreront la plupart seront prisonniers.
L'évacuation des plages est lancé pour 11 h protégé par la RAF et la RCAF (106 avions seront abattus!) mais c'est déjà la marée basse, peu rentreront la plupart seront prisonniers.
Le bilan est très lourd, au total, sur les 4963 Canadiens : 907 soldats tués, 1 946 prisonniers, pour les 1125 Britanniques : 275 commandos, 550 marins tués, blessés ou portés disparus.
Sur les 6 086 soldats alliés engagés les pertes sont de 4 397 hommes.
Dès le lendemain, Laval, le chef du gouvernement français écrit au maire « J'ai appris avec une profonde satisfaction comment les fonctionnaires et la population se sont comportés hier. Au nom du Maréchal et en mon nom, je leur adresse toutes mes félicitations pour la discipline et le calme dont ils ont donné en présence de ces événements, un magnifique exemple. » Une passivité française due avant tout à la peur liée à la réception de tracts largués par avion. Le maire en profite pour demander la libération des prisonniers dieppois, pour la plupart capturés en 1940 et obtient le retour de 1 581 prisonniers des stalags en 1943.
Sur les 6 086 soldats alliés engagés les pertes sont de 4 397 hommes.
Dès le lendemain, Laval, le chef du gouvernement français écrit au maire « J'ai appris avec une profonde satisfaction comment les fonctionnaires et la population se sont comportés hier. Au nom du Maréchal et en mon nom, je leur adresse toutes mes félicitations pour la discipline et le calme dont ils ont donné en présence de ces événements, un magnifique exemple. » Une passivité française due avant tout à la peur liée à la réception de tracts largués par avion. Le maire en profite pour demander la libération des prisonniers dieppois, pour la plupart capturés en 1940 et obtient le retour de 1 581 prisonniers des stalags en 1943.
L'échec de l'opération est total, c'est un désastre stratégique. les raisons son nombreuses: légèreté et improvisation dans la préparation, manque de jugement, dilution des responsabilités, choix désastreux du site de débarquement, soutien aérien insuffisant, absence de bombardement préalable.
Ces enseignements, au prix du sang, devaient être très utiles aux alliés pour la préparation d'Overlord mais en fait, ce sont surtout les enseignements des opérations amphibies qui ont suivi, en Afrique du Nord et en Italie qui seront vraiment utiles.
Faut-il considérer ce raid de Dieppe comme un « sacrifice nécessaire » à la victoire alliée ? cela est arrangeant mais en fait ce raid reflète avant tout l’inexpérience et la négligence quasi-criminelle des concepteurs d’une opération bâclée et suicidaire.
Une opération oubliée, il vaut mieux ne pas évoquer ce scandaleux échec..
- TORCH
Opération Torch : Débarquement allié en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942
Au printemps 1942, les forces de l'Axe - Allemagne, Italie, Japon - sont vainqueurs sur tous les fronts : en Russie, en Afrique, dans le Pacifique. L'Allemagne occupe une grande partie des territoires européens.
L'opération Torch est le nom de code du débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique française du Nord (Maroc et Algérie). Ce débarquement marque le tournant de la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental, conjointement avec les victoires britanniques d'El Alamein et soviétique de Stalingrad. Désormais, la situation militaire se retourne en faveur des Alliés.
L'opération Torch est le nom de code du débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique française du Nord (Maroc et Algérie). Ce débarquement marque le tournant de la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental, conjointement avec les victoires britanniques d'El Alamein et soviétique de Stalingrad. Désormais, la situation militaire se retourne en faveur des Alliés.
Où débarquer d'abord ? L'Afrique du nord plutôt que l'Europe
Depuis l'entrée en guerre des États-Unis, un long débat stratégique oppose Britanniques et Américains sur la lutte à mener contre l'Allemagne. Churchill souhaite poursuivre sa politique d'encerclement de l'adversaire en occupant le littoral sud méditerranéen où les anglais ont des intérêts. Pour frapper l'Allemagne au cœur et satisfaire Staline qui demande l'ouverture urgente d'un second front à l'ouest, Roosevelt préfère mener une attaque frontale avec un débarquement sur la Manche. Mais l'état des forces alliées ne permet pas une telle intervention avant 1943. Après plusieurs mois de tractations, les Américains se rallient à la proposition britannique en juillet 1942 pour effectuer des débarquements au Maroc, à Oran et à Alger, commandés par Eisennhower (baptême du feu dans une opération majeure)
A la recherche d'une légitimité
Cette intervention pose un problème politique : Maroc, Algérie et Tunisie relèvent de l'autorité du gouvernement de Vichy qui a reconstitué une armée de 110 000 hommes avec 50 chars et 500 avions,après l'armistice. Les Alliés risquent de rencontrer une vive opposition et donc de terribles combats, aussi souhaitent-ils se rapprocher des chefs de l'Afrique française du Nord (AFN). Méfiants à l'égard du général de Gaulle, les Américains se tournent vers le général Giraud, évadé d'Allemagne en avril et qui a fait une grande partie de sa carrière en Afrique et décident surtout de s'appuyer sur la résistance locale pour éviter un échec.
Fin octobre, les américains rencontrent les résistants pour mettre au point les modalités de leur aide puis obtiennent un accord de principe avec le général Giraud qui souhaiterait diriger les opérations....A noter que les Français libres sont exclus de l’opération.
Le débarquement des alliés en Algérie et au Maroc
L'opération "Torch", initialement prévue pour le 30 octobre a été reportée au 8 novembre. Sous le commandement du général Eisenhower, les forces anglo-américaines se composent de 200 bâtiments de guerre, 110 navires de transport, 107 000 hommes et d'une importante couverture aérienne. La Western Task Force, venant des États-Unis, doit débarquer au Maroc avec Patton. La Center Task Force et la Eastern Task Force, parties d'Angleterre, doivent attaquer Oran et Alger.

Alger pris en 1 jour grâce à la résistance française le 8/11/42
Sur Alger, les opérations se déroulent sans trop de problèmes, notamment grâce à l'action de quatre cents jeunes résistants.
Débarquées à 2h30 avec une heure de retard sur l'horaire prévu, les troupes prennent pied près de Sidi Ferruch, de Castiglione et du cap Matifou. En raison d'une mer agitée et de l'inexpérience des pilotes le débarquement se passe mal : des barges s'entrechoquent, se retournent et coulent ce qui provoque des noyades. Les survivants manquent de véhicules, n'osent avancer et se contentent d'avancer sur les hauteurs de la ville.
À Sidi Ferruch, la garnison, ralliée, n'oppose aucune résistance. Ailleurs, la progression des Alliés n'est retardée que par quelques combats sporadiques, comme au cap Matifou, qui nécessite plusieurs heures pour réduire une batterie côtière, avec l'appui de la marine et de l'aviation.
Dans le port d'Alger, en revanche, les difficultés sont plus sérieuses. Deux torpilleurs britanniques tentent de forcer l'entrée de la rade pour y débarquer un détachement américain. Pris sous le feu de la défense, ils doivent se retirer, laissant derrière eux quelque 200 Américains rapidement faits prisonniers.
La résistance algéroise, dont l'action a débuté la veille au soir, s'empare des points stratégiques administratifs et militaires, coupe les communications et arrête les principaux chefs militaires (général Juin, commandant en chef des forces en AFN, l'amiral Darlan, commandant en chef de l'armée française et second de Pétain, venu au chevet de son fils). Elle ne peut toutefois se maintenir longtemps et les autorités reprennent rapidement le contrôle de la ville. Profitant de la confusion entre résistants et responsables vichystes dans Alger, la progression des Alliés est irrésistible, ils encerclent Alger et, en début d'après-midi, ils atteignent le centre d'Alger. Il faut donc négocier : l'amiral Darlan autorise le général Juin à traiter avec les Alliés et en fin d'après-midi, un cessez le feu est signé.
Lutte acharnée à Oran et Violents combats au Maroc
A Oran, l'armée d'Afrique se tient prête à repousser toute attaque, conformément aux ordres reçus de Vichy. Les Alliés débarquent à 2h30 à Arzew, aux Andalouses et à Marsa bou-Zedjhar d'où ils doivent converger vers Oran avec un mouvement en pince. Les barges de débarquement déversent leurs troupes qui se rendent rapidement maîtresses de lieux, en surprenant les troupes françaises en plein sommeil.
Dans le port d'Alger, en revanche, les difficultés sont plus sérieuses. Deux torpilleurs britanniques tentent de forcer l'entrée de la rade pour y débarquer un détachement américain. Pris sous le feu de la défense, ils doivent se retirer, laissant derrière eux quelque 200 Américains rapidement faits prisonniers.
La résistance algéroise, dont l'action a débuté la veille au soir, s'empare des points stratégiques administratifs et militaires, coupe les communications et arrête les principaux chefs militaires (général Juin, commandant en chef des forces en AFN, l'amiral Darlan, commandant en chef de l'armée française et second de Pétain, venu au chevet de son fils). Elle ne peut toutefois se maintenir longtemps et les autorités reprennent rapidement le contrôle de la ville. Profitant de la confusion entre résistants et responsables vichystes dans Alger, la progression des Alliés est irrésistible, ils encerclent Alger et, en début d'après-midi, ils atteignent le centre d'Alger. Il faut donc négocier : l'amiral Darlan autorise le général Juin à traiter avec les Alliés et en fin d'après-midi, un cessez le feu est signé.
Tract envoyé des airs par les forces alliées, écrit en arabe et en français.
Il exhorte la population à participer à l'action des forces alliées.
Il exhorte la population à participer à l'action des forces alliées.
A Oran, l'armée d'Afrique se tient prête à repousser toute attaque, conformément aux ordres reçus de Vichy. Les Alliés débarquent à 2h30 à Arzew, aux Andalouses et à Marsa bou-Zedjhar d'où ils doivent converger vers Oran avec un mouvement en pince. Les barges de débarquement déversent leurs troupes qui se rendent rapidement maîtresses de lieux, en surprenant les troupes françaises en plein sommeil.
La résistance, dont le chef est arrêté avant même le début des opérations, est désorganisée, sans armes, et ne peut agir. La défense est âpre. Le port d'Oran ne peut être pris, pas plus que la base de La Senia.
Troupes américaines à bord d'une péniche de débarquement
s'apprêtant à débarquer à Oran, en novembre 1942.
s'apprêtant à débarquer à Oran, en novembre 1942.
Au Maroc, l'action de la résistance a aussi échoué, des ordres de riposter sont donnés et les alliés sont attendus. Escadres française et alliée s'affrontent à Casablanca dans un combat inégal tant la puissance alliée est écrasante. Les unités débarquées à partir de 5h00 à Fédala, à Mehdia et à Safi, accueillies à coups de canon, se heurtent à une très vive opposition. De violents combats s'engagent à Casablanca, Fédala et Safi, ainsi qu'à Mehdia (batterie de canons).
À Oran et au Maroc, les Français perdirent en trois jours 1 346 tués et 1 997 blessés, contre 479 morts et 720 blessés du côté des alliés. Au soir du 8 novembre 1942, tandis qu'à Alger les combats ont cessé, les têtes de pont de Casablanca et Safi sont assurées, celle de Mehdia est faible, donc la situation demeure incertaine.
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Cessez le feu général
En l'absence du général Giraud - il n'est pas encore arrivé de Gibraltar où il a rencontré le général Eisenhower - les Américains se tournent vers l'amiral Darlan. Le 9 novembre, celui-ci rencontre le général Clark pour régler les modalités d'un cessez-le-feu général. Le lendemain, en fin de matinée, il donne l'ordre de cesser le combat. Oran vient de tomber après une lutte acharnée mais, à Casablanca, les combats se poursuivent jusque tard dans la soirée.
Bilan
Les Alliés ont perdu 550 tués et disparus, 70 avions abattus, une centaine de petits bâtiments détruits et un certains nombre de grands navires endommagés. Les Français ont perdu 1 500 morts, des milliers de blessés, 18 bâtiments de surface et 14 sous-marins.
La réaction allemande est immédiate : le 11 novembre, la zone libre en France est totalement occupée ce qui provoquera le sabordage de la flotte française à Toulon le 27 novembre 1942.
Le 12, les forces germano-italiennes occupent la Tunisie. Le 22, les Américains signent avec Darlan un accord de coopération politique et militaire.
Cette opération militaire, menée du 8 au 11 novembre 1942, permit aux Alliés de prendre pied sur le sol africain et ainsi d'ouvrir un deuxième front (ce qui permettra de préparer la campagne d'Italie avec le débarquement en Sicile en 1943). S'ensuivra la campagne de Tunisie contre l’Afrika Korps et l'armée italienne, chassées de Libye par la 8e armée britannique.
La prise de contrôle de l'Afrique du Nord entraîne le ralliement à la France libre de l'ensemble des colonies africaines. Du côté français, après l'accord entre de Gaulle et Giraud, les Forces françaises libres finissent par fusionner avec l'Armée d'Afrique pour former l'Armée française de la Libération.
L'opération « Torch » fit prendre conscience de problèmes dans la technique du débarquement : péniches mal chargées, d'autres échouées, certaines noyées pour cause de porte ouverte, d'autres enfin égarées.
L'opération « Torch » fit prendre conscience de problèmes dans la technique du débarquement : péniches mal chargées, d'autres échouées, certaines noyées pour cause de porte ouverte, d'autres enfin égarées.
Toutefois ces débarquements sont souvent oubliés alors que leur rôle est indéniable dans le tournant de la guerre
Compléments : Vidéo Ina & France Inter
Opération Husky : Débarquement allié en Sicile, le 10 juillet 1943
La campagne de Tunisie commencée en novembre 1942 (victoire d’El Alamein des troupes du général Montgomery ) se termine le 13 mai 1943, aussi les Alliés, maîtres de l’Afrique du Nord, envisagent de nouvelles opérations avec comme objectif premier la Sicile. En effet, ce choix se justifie car il permet de contrôler la voie maritime est-ouest en Méditerranée, menacer directement les forces de l'Axe (Italie) et les obliger à détourner une partiede leurs troupes au détriment du front de l’Est. A la conférence de Casablanca de Janvier 1943, les américains concentrés sur le débarquement dans la manche accepte la proposition britannique
La préparation commence par une phase d'intoxication en faisant croire à un prochain débarquement en Sardaigne et Grèce avec une opération de diversion en Sicile, terrain difficile pour un débarquement : étroite plaine côtière, montagnes, routes étroites.
- HUSKY
La campagne de Tunisie commencée en novembre 1942 (victoire d’El Alamein des troupes du général Montgomery ) se termine le 13 mai 1943, aussi les Alliés, maîtres de l’Afrique du Nord, envisagent de nouvelles opérations avec comme objectif premier la Sicile. En effet, ce choix se justifie car il permet de contrôler la voie maritime est-ouest en Méditerranée, menacer directement les forces de l'Axe (Italie) et les obliger à détourner une partiede leurs troupes au détriment du front de l’Est. A la conférence de Casablanca de Janvier 1943, les américains concentrés sur le débarquement dans la manche accepte la proposition britannique
La préparation commence par une phase d'intoxication en faisant croire à un prochain débarquement en Sardaigne et Grèce avec une opération de diversion en Sicile, terrain difficile pour un débarquement : étroite plaine côtière, montagnes, routes étroites.
Les alliés envoient 160.000 soldats (plus qu'en Normandie le 6 juin), 14.000 véhicules, 4.0000 avions, 2500 navires, 1800 canons et 600 chars pour affronter 4 divisions italiennes et 6 autres divisions côtières statiques, mal équipées et peu motivées, soit 200.000 hommes, auxquels s'ajoutent 50.000 allemands venus en renfort (XVe division de « Panzergrenadiere » et la division « Hermann Goering »)
Plusieurs mouvement sont planifiés :
-un débarquement amphibie de la VIIe armée américaine sous le commandement du général Patton au Sud-Sud-Ouest de l'île (Licata, Scoglitti et surtout Gela),
- un débarquement amphibie de la VIIIe armée britannique sous les ordres du général Montgomery au Sud-Est de la Sicile près de Syracuse, et les canadiens au centre (Pachino,près d'un aérodrome))
-Opérations aéroportées de la 82e US Airborne et de la 1re Division aéroportée britannique (attaque par planeurs ).
-Appui de 2 groupes navals pour (1400 bâtiments) soutenir la percée des Alliés vers l'intérieur de l'île.

Durant la nuit du 9 au 10 juillet 1943, le temps est exécrable. Les navires stationnent à 13km des côtes, 130 avions quittent la Tunisie en tractant un planeur et en transportant 1500 paras qui doivent occuper un viaduc situé entre les plages de débarquement dans la région de Syracuse. Avec le mauvais temps et l'inexpérience des pilotes seuls 54 planeurs atteignent la Sicile, 70 s'écrasent en mer (vent, DCA...).
230 autres avions U.S., transportant 3400 paras américains, furent dirigés au nord des plages de débarquement prévues pour les forces U.S mais furent dispersés sur une zone de 80 km.
Cette confusion trouble l'ennemi qui évalue mal la situation sous ce mauvais temps
Le débarquement, les contre attaques, l'avancée laborieuse
Dans l'ensemble, les Alliés débarquent sans rencontrer de résistance malgré les défenses existantes, mais inexpérimentés et gênés par la tempête, certains débarquent dans des secteurs imprévus.
Dans l'ensemble, les Alliés débarquent sans rencontrer de résistance malgré les défenses existantes, mais inexpérimentés et gênés par la tempête, certains débarquent dans des secteurs imprévus.
Les soldats italiens s'enfuient à leur approche ou sont faits prisonniers
Les alliés s'emparent rapidement de leurs objectifs, entrant dans Syracuse, occupant les aérodromes. voisins du secteur de Gela. Vers midi, la division blindée Goering attaque la zone de débarquement américaine mais finalement échoue en raison de chars en mauvais état qui progressent difficilement dans les oliveraies en terrasses. Le 11 juillet au matin, la division Goering revient à l'assaut mais doit encore renoncer ayant perdu 16 blindés.
De Syracuse les Britanniques progressent vers Catane mais sont vite bloqués par les Allemands. Patton passe à l'assaut et le 22 juillet s'empare de Palerme. Le terrain très accidenté nécessite de gros efforts pour avancer en raison des ponts détruits, routes minées, sous le feu de l'artillerie allemande, s'emparer des villes fait de lourdes pertes.
Les armées alliées convergent ensuite vers Messine, les Américains de l'intérieur, les Britanniques par la côte. Catane tombe le 5 août et les Américains entrent dans Messine le 16. Après un mois de résistance farouche, les Allemands s'échappent en évacuant leurs forces vers l'Italie.
Bilan humain
Pour les Allemands 37.000 hommes perdus, pour les Italiens, 130000 combattants souvent faits prisonniers. Les Alliés eurent pour leur part 23934 tués ou blessés.
Les leçons de ce débarquement sont nombreuses:
-La météo a joué un rôle majeur : bien que toutes les troupes stationnées en Sicile aient reçu un message d'alerte, les Italiens présents sur les côtes n'ont pas voulu croire qu'un débarquement aurait lieu par un temps aussi mauvais.
-Le soutien de l'artillerie navale a été précieux pour les troupes débarquées et les Alliés ont réussi une opération amphibie de grande ampleur.
-Les largages de planeurs et parachutistes sont ratés pour plusieurs raisons : mauvais temps, manque de coordination, absence de répétition et d’entraînements suffisants
-Après la jonction des troupes britanniques et américaines, le renfort de trois divisions allemandes ne réussit qu'à ralentir l'avancée alliée : les jeux étaient faits
- Les services de la mafia sicilienne auraient (?) apporter des renseignements précieux
- La campagne de Sicile n'est qu'un demi-succès car les Allemands ont réussi à mener de bons combats d'arrière-garde et à évacuer en bon ordre leurs troupes. ( le plan initial prévoyait l'arrivée rapide de la VIIIe armée sur Messine pour contrer cette évacuation et isoler les Allemands)
-Après la jonction des troupes britanniques et américaines, le renfort de trois divisions allemandes ne réussit qu'à ralentir l'avancée alliée : les jeux étaient faits
- Les services de la mafia sicilienne auraient (?) apporter des renseignements précieux
- La campagne de Sicile n'est qu'un demi-succès car les Allemands ont réussi à mener de bons combats d'arrière-garde et à évacuer en bon ordre leurs troupes. ( le plan initial prévoyait l'arrivée rapide de la VIIIe armée sur Messine pour contrer cette évacuation et isoler les Allemands)
-sous-estimation des difficultés du terrain et de la résistance allemande. (idem pour les allemands lors de la contre-attaque, c'est bien le terrain qui empêche le déploiement des blindés).
-manque de moyens américains pour lutter contre l'attaque des chars.
-Point positif : la progression alliée sur deux axes impose aux ennemis de diviser leurs faibles moyens.
-manque de moyens américains pour lutter contre l'attaque des chars.
-Point positif : la progression alliée sur deux axes impose aux ennemis de diviser leurs faibles moyens.
- ITALIE
Débarquements en Italie avec l' Opération Avalanche le 3 septembre 1943 (et Opération Shingle et Slapstick) puis le Débarquement à Anzio & Nettuno le 22 janvier 1944
L'opération Avalanche est une opération de débarquement en Italie du Sud à proximité de Salerne pendant que deux opérations de diversion ont lieu en Calabre (opération Baytown) et à Tarente (opération Slapstick).
Un contexte spécifique
Pressés par Staline d'ouvrir un front en Europe de l'Ouest pour soulager le front russe, les Alliés sont en désaccord, pour les Anglais, l'urgence est la Grèce car Churchill craint une future Grèce communiste en cas d'avancée soviétique, pour les États-Unis, l'Italie le maillon faible de l'Axe est le meilleur choix d'autant qu'elle se trouve à proximité des bases alliés en Afrique du Nord.
Où débarquer ?
Après la prise de la Sicile durant l'été 1943, le commandement allié cherche le meilleur endroit pour débarquer : prendre un port (Naples, Tarente) est voué à l'échec (Dieppe, 1942), débarquer plus au nord, près de Rome, est impossible pour diverses raisons tactiques, il ne reste donc que Salerne avec ses plages de sable en pentes douces.
Depuis la perte de la Sicile, L'Italie cherche à négocier avec les Alliés une reddition tout en faisant croire aux Allemands qu'elle poursuit la guerre. Juste avant le débarquement allié, le 3 septembre 1943,la radio italienne annonce la capitulation sans condition de l'Italie, la plupart des unités italiennes sont désarmées.
La campagne d'Italie se fait donc presque sans les Italiens, même si on trouve par la suite des divisions qui aident les Alliés ou les unités fascistes mises en place par l'Allemagne. Les Allemands renforcent leur dispositif en occupant le nord et le centre de l'Italie.
Diversions début septembre 1943

Pressés par Staline d'ouvrir un front en Europe de l'Ouest pour soulager le front russe, les Alliés sont en désaccord, pour les Anglais, l'urgence est la Grèce car Churchill craint une future Grèce communiste en cas d'avancée soviétique, pour les États-Unis, l'Italie le maillon faible de l'Axe est le meilleur choix d'autant qu'elle se trouve à proximité des bases alliés en Afrique du Nord.
Où débarquer ?
Après la prise de la Sicile durant l'été 1943, le commandement allié cherche le meilleur endroit pour débarquer : prendre un port (Naples, Tarente) est voué à l'échec (Dieppe, 1942), débarquer plus au nord, près de Rome, est impossible pour diverses raisons tactiques, il ne reste donc que Salerne avec ses plages de sable en pentes douces.
Depuis la perte de la Sicile, L'Italie cherche à négocier avec les Alliés une reddition tout en faisant croire aux Allemands qu'elle poursuit la guerre. Juste avant le débarquement allié, le 3 septembre 1943,la radio italienne annonce la capitulation sans condition de l'Italie, la plupart des unités italiennes sont désarmées.
La campagne d'Italie se fait donc presque sans les Italiens, même si on trouve par la suite des divisions qui aident les Alliés ou les unités fascistes mises en place par l'Allemagne. Les Allemands renforcent leur dispositif en occupant le nord et le centre de l'Italie.
Diversions début septembre 1943
L’opération Baytown est le nom du débarquement, le 3 septembre 1943, du 13e Corpsde la VIIIe armée britannique à Reggio de Calabre qui permet aux forces alliées prendre pied à l'extrémité de la botte italienne.
Lui succède le 9 septembre 1943 l’opération Slapstick, avec le débarquement d'une division aéroportée britannique à Tarente, une base navale importante. Comme peu de troupes allemandes sont présentes dans le secteur, les troupes britanniques sont directement débarquées dans le port depuis des navires de transport et n'ont pas à mener un assaut amphibie. Compte tenu de l'ordre italien de cesser le combat, la résistance est faible et permet aux troupes alliées de libérer la ville et de sécuriser le port en ne subissant que quelques pertes.
Le même jour, la Ve armée américaine débarque à Salerne dans le cadre de l'opération Avalanche, l’élément de surprise, qui peut être déterminant dans un débarquement, n’est donc pas au rendez-vous
Opération Avalanche le 3 septembre 1943
La Ve armée américaine composée du 10e corps britannique et du 6e corps américain lance un assaut amphibie à Salerne avec comme premier objectif de prendre le port de Naples à J+3. Les forces alliées comptaient 85 000 hommes lors de cette opération alors que les les troupes du général von Vietinghoff, soit la Xe armée allemande (4 DB et 2 DI) n’en avaient que 50 000.
Lui succède le 9 septembre 1943 l’opération Slapstick, avec le débarquement d'une division aéroportée britannique à Tarente, une base navale importante. Comme peu de troupes allemandes sont présentes dans le secteur, les troupes britanniques sont directement débarquées dans le port depuis des navires de transport et n'ont pas à mener un assaut amphibie. Compte tenu de l'ordre italien de cesser le combat, la résistance est faible et permet aux troupes alliées de libérer la ville et de sécuriser le port en ne subissant que quelques pertes.
Le même jour, la Ve armée américaine débarque à Salerne dans le cadre de l'opération Avalanche, l’élément de surprise, qui peut être déterminant dans un débarquement, n’est donc pas au rendez-vous
Opération Avalanche le 3 septembre 1943
La Ve armée américaine composée du 10e corps britannique et du 6e corps américain lance un assaut amphibie à Salerne avec comme premier objectif de prendre le port de Naples à J+3. Les forces alliées comptaient 85 000 hommes lors de cette opération alors que les les troupes du général von Vietinghoff, soit la Xe armée allemande (4 DB et 2 DI) n’en avaient que 50 000.
Environ 450 bâtiments approchant du golfe de Salerne, le débarquement doit se faire sur deux sites (Britannique et l Américain) mais entre les deux se trouve un espace libre de 10 km. Le débarquement anglo-américain à Salerne ne se déroule pas facilement. Les raisons sont multiples :
-certaines unités n’ont aucune expérience avec des cas de fuite devant l’ennemi dans les lignes américaines et anglaises
- Les 10 kilomètres qui séparent les unités qui débarquent empêchent le regroupement des troupes
- la liaison avec la résistance locale n’a pu être suffisamment établie pour permettre de désigner des objectifs moins bien défendus, des plages plus adéquates pour le débarquement comme les plages de Maiori et d’Amalfi.
Aussi, malgré la couverture aérienne en provenance des porte-avions alliés et l’artillerie lourde provenant des cuirassés américains, les objectifs sur les plages ne sont pas atteints et le matériel n’est que partiellement débarqué. (812 véhicules débarqués sur 1 600 et 50 tonnes de matériels sur 1 830) avec une tête de pont de 6 km de profondeur au lieu de 12.
Les contre attaques sont nombreuses et l’intervalle entre les plages existe toujours.
Deux jours après le début des opérations, la situation alliée envisage un ré-embarquement des troupes car 5 divisions allemandes encerclent la tête de pont, mais les nombreuses contre-attaques allemandes interdisent même un temps les opérations de débarquement.
- Les 10 kilomètres qui séparent les unités qui débarquent empêchent le regroupement des troupes
- la liaison avec la résistance locale n’a pu être suffisamment établie pour permettre de désigner des objectifs moins bien défendus, des plages plus adéquates pour le débarquement comme les plages de Maiori et d’Amalfi.
Aussi, malgré la couverture aérienne en provenance des porte-avions alliés et l’artillerie lourde provenant des cuirassés américains, les objectifs sur les plages ne sont pas atteints et le matériel n’est que partiellement débarqué. (812 véhicules débarqués sur 1 600 et 50 tonnes de matériels sur 1 830) avec une tête de pont de 6 km de profondeur au lieu de 12.
Les contre attaques sont nombreuses et l’intervalle entre les plages existe toujours.
Deux jours après le début des opérations, la situation alliée envisage un ré-embarquement des troupes car 5 divisions allemandes encerclent la tête de pont, mais les nombreuses contre-attaques allemandes interdisent même un temps les opérations de débarquement.
En réponse à ces attaques, l’aviation alliée effectue de très nombreuses sorties avec l'appui d'un feu naval intense. Le général Alexander envoie en renfort la 82e aéroportée américaine et la 7e DB britannique pour consolider la tête de pont. Les blindés allemands doivent battre en retraite à partir du 16 et la tête de pont fut totalement dégagée le 18. Naples tombe le 1er octobre.
Débarquements et progression des Alliés en Italie de septembre à décembre 1943
Durant ces opérations, les Alliés perdirent 15 000 hommes (tués et blessés) et les Allemands 8 000. Les Alliés venaient d’ouvrir la route du nord de l’Italie.
Les leçons
L’opération « Avalanche » est l’occasion pour les Alliés de se rendre compte de la capacité défensive allemande. Ces derniers, maîtres du terrain, ont su effectuer des contre-attaques rapides, soutenues par l’artillerie qui occupait des positions dominantes (montagnes). Toutefois, le manque de coordination des unités allemandes, dû à une mauvaise communication entre les troupes, aurait pu être beaucoup plus néfaste aux Alliés.
Les alliés ont commis des erreurs par inexpérience:
-Trop grande dispersion des états-majors sur le terrain et manque de liaison entre eux.
-10 jours avant le jour J, les plans étaient encore trop imprécis. Les modifications ont été permanentes. Résultat : un intervalle de 10 km.
-L’objectif, s’emparer d’un grand port en vue de permettre une arrivée massive de moyens destinés aux forces d’invasion, n’a pas été atteint.
-L’appui aérien embarqué s’élevait à seulement 120 appareils pendant trois jours.
-Aucune surprise tactique dans l’approche discrète.
-Pas d’appui feu naval dans les plans initiaux et encore uniquement sur Salerne mais pas sur Naples.
-Troupes insuffisamment organisées ou entraînées pour le combat en montagne.
-Trop d’objectifs en trop peu de temps.
-Mauvais positionnement des radars.
-Mauvaises communications mer– terre. Actions et missions pas assez planifiées.
Opération Shingle avec le débarquement d’Anzio-Nettuno, le 22 janvier 1944
Les forces alliées sont bloquées au centre de l'Italie entre Naples et Rome, par la Ligne Gustav, une ligne de défense allemande fortifiée qui s'étend sur 150 km. L’opération « Shingle » doit faire diversion pour attirer les forces allemandes vers la côte et libérer le passage de la Ligne Gustav au niveau de Monte Cassino. Si les Allemands ne réagissent pas, les Alliés pourront attaquer Rome.
Les leçons
L’opération « Avalanche » est l’occasion pour les Alliés de se rendre compte de la capacité défensive allemande. Ces derniers, maîtres du terrain, ont su effectuer des contre-attaques rapides, soutenues par l’artillerie qui occupait des positions dominantes (montagnes). Toutefois, le manque de coordination des unités allemandes, dû à une mauvaise communication entre les troupes, aurait pu être beaucoup plus néfaste aux Alliés.
Les alliés ont commis des erreurs par inexpérience:
-Trop grande dispersion des états-majors sur le terrain et manque de liaison entre eux.
-10 jours avant le jour J, les plans étaient encore trop imprécis. Les modifications ont été permanentes. Résultat : un intervalle de 10 km.
-L’objectif, s’emparer d’un grand port en vue de permettre une arrivée massive de moyens destinés aux forces d’invasion, n’a pas été atteint.
-L’appui aérien embarqué s’élevait à seulement 120 appareils pendant trois jours.
-Aucune surprise tactique dans l’approche discrète.
-Pas d’appui feu naval dans les plans initiaux et encore uniquement sur Salerne mais pas sur Naples.
-Troupes insuffisamment organisées ou entraînées pour le combat en montagne.
-Trop d’objectifs en trop peu de temps.
-Mauvais positionnement des radars.
-Mauvaises communications mer– terre. Actions et missions pas assez planifiées.
Opération Shingle avec le débarquement d’Anzio-Nettuno, le 22 janvier 1944
Les forces alliées sont bloquées au centre de l'Italie entre Naples et Rome, par la Ligne Gustav, une ligne de défense allemande fortifiée qui s'étend sur 150 km. L’opération « Shingle » doit faire diversion pour attirer les forces allemandes vers la côte et libérer le passage de la Ligne Gustav au niveau de Monte Cassino. Si les Allemands ne réagissent pas, les Alliés pourront attaquer Rome.
Le 22 janvier 1944, tôt le matin, la flotte pilonne les plages pendant près d'une demi-heure puis l'aviation bombarde les réseaux de télécommunication. Au total , 60 escadrilles (2600 avions) interviennent en simultané avec plus d'une centaine de navires de soutien, ce qui fait que le débarquement, en lui même, est réussi .La V° armée américaine et la VIII° armée anglaise, soit 36 000 soldats et 3 200 véhicules débarquent sur trois secteurs, un britannique et deux américains à Anzio.
Bien qu'une résistance importante ait été prévue par le commandement allié, comme à Salerne en 1943, les débarquements ont peu d'opposition, excepté quelques raids de mitraillage menés par la Luftwaffe. Seulement 13 tués et 97 blessés et près de 200 Allemands capturés. La 1re Division perce sur trois kilomètres à l'intérieur des terres, les Rangers capturent le port d'Anzio, les parachutistes de la 509e prennent Nettuno, et la 3e Division s'avance sur cinq kilomètres. Une tête de pont de 20 km sur 8, composée de 50 000 hommes et 18 000 véhicules est créée
Devant l’absence de réaction allemande, les forces de débarquement n'attaquent pas Rome et préfèrent renforcer la tête de pont de 3km ce qui contraria Churchill : "J'avais espéré que nous ayons lancé un chat sauvage sur le rivage, mais tout ce que nous avons finalement eu était une baleine échouée."
Les leçons
-Des décisions et plans stratégiques mal définis
Après le succès du débarquement à Anzio, il était clair que les alliés s'attendaient à une offensive sur Rome afin de profiter de la faiblesse allemande. Lucas renforce sa tête de pont et réorganise ses défenses sans attaquer. Des soldats alliés de la Devil's Brigad (commando) réussissent même à entrer dans Rome sans défenses, mais ne peuvent y rester faute de renforts, Rome sera prise seulement 8 mois plus tard. La décision de Lucas demeure encore aujourd'hui très controversée, mais il semble qu'il n'avait pas confiance dans la planification stratégique de l'opération et que les ordres lui indiquaient « de débarquer, sécuriser la plage puis d'avancer ». Avec deux divisions débarquées, face à deux ou trois fois plus d'Allemands, il aurait été impossible pour Lucas de considérer la plage comme sécurisée et ensuite d'avancer.
-Une réaction allemande rapide (en trois jours la tête de pont est encerclée) et tenace avec de très violentes et meurtrières offensives-de la nécessité de prendre en compte les aléas climatiques
Débarquements américains dans le Pacifique (1943-1944) : exemples Tarawa et Makin
Les débarquements américains dans les îles ou atoll du Pacifique furent très nombreux. Il s'agit de débarquements spécifiques sur de petites îles ou atoll défendus avec une très forte résistance par le japonais.
A titre d'exemple, seuls les premiers débarquement à Tarawa et à Makin du 20 au 23 novembre 1943 seront présentés.
Avant se déroulèrent diverses opérations moins spectaculaires :
TARAWA
La bataille de Tarawa (ou opération Galvanic avec la bataille de Makin) est le débarquement américain et la bataille qui s'ensuivit face aux troupes japonaises du 20 au 23 novembre 1943 sur Betio et les autres petites îles de l'atoll de Tarawa de l'archipel des îles Gilbert dans le Pacifique.
L'opération Galvanic, consiste en un assaut amphibie avec 35 000 Marines de la 2e division de Marine sur Tarawa et environ 6 500 GI de la 27e division d'infanterie sur Makin.
Il s'agit de la première offensive américaine dans cette partie centrale du Pacifique, ce fut aussi la première fois où les Américains furent confrontés dès leur débarquement à une farouche résistance japonaise, bien retranchée et bien approvisionnée. Près de 4 700 soldats japonais et travailleurs forcés coréens et plus de 1 000 Marines américains furent tués en l'espace de 76 heures de combat, principalement sur et autour de l'île de Betio.
Bombardements
Plusieurs escadrilles américaines de la 7e Air Force se chargent du bombardement sur Betio et les îles alentour, du 13 au 19 novembre.
Le 19 novembre, les premiers navires apparaissent au large de Tarawa et commencent le pilonnage des fortifications nippones.
Le 20 à 4 h 41, les Japonais repèrent les Américains et déclenchent leurs batteries sans succès.
Un peu plus tard, les troupes commencent à embarquer dans les péniches, mais les transferts sont difficiles et les premières vagues de LVT ont du mal à garder leur cohésion.
À 5 h 42, la marine américaine stoppe son tir pour permettre à l'aviation d'attaquer Betio mais l'aviation arrive avec retard à 6 h 15, sans parvenir à remplir ses missions.
Enfin, à 6 h 20, l'heure W, toute la flotte reprend ses tirs.
Les bombardements de la Marine américaine contribuent à la destruction de l'un des quatre canons de 200mm détenu par les Japonais.
Débarquement du 20 novembre
À 7 h 15, les premières péniches s'avancent dans le lagon, protégées par quelques dragueurs et destroyers qui ont pu s'approcher des côtes. Néanmoins, la confusion est grande et l'heure H est repoussée à 8 h 45.
Cependant un groupe d'hommes du Scout-Sniper Platoon prend pied sur la grande jetée, pour y chasser les Japonais risquant de prendre la plage en enfilade
Vers 9 h 10 les premières péniches franchissent la barrière de corail et s'approchent de la plage sous un feu nourri des japonais qui détruit nombre d'engins de débarquement. Une petite tête de pont est prise en enfilade. D'autres bataillons débarquent en subissant peu de pertes mais la tête de pont est peu solide avec des pertes de 35 % des effectifs.
Les vagues suivantes ne peuvent débarquer sur la plage et doivent franchir le lagon avec de l'eau jusqu’à la taille,. Subissant le tir nippon, les Américains sont complètement désorganisés par manque de radio et n'ont établi qu'une tête de pont de 75 m de profondeur sur 300 m de large.
De nombreux LVT sont perdus lors du débarquement et se pose le problème des renforts qui subissent de lourdes pertes. À la fin de la matinée, les Américains décident de débarquer des chars pour soutenir les fantassins mais la plupart sont rapidement détruits.
Du fait des liaisons radio déficientes, le général Smith, sur l'USS Maryland, a bien du mal à connaître la situation, malgré l'observation aérienne. Le colonel Carlson doit physiquement le rejoindre pour l'informer de l'état réel des Marines.
À 15 h 30, la situation sur Betio est critique avec une tête de pont de 150 mètres de profondeur et des marines à l'abri derrière le mur antichar en troncs de cocotiers et le long de la jetée. Deux Sherman restants réussissent, avec l'infanterie, à élargir la tête de pont qui atteint en fin de journée 500 m de profondeur pour 150 m de large.
À la fin du premier jour, l'ensemble des têtes de ponts américaines couvrent une surface de 1 500 m2
Le 21 novembre
De nouveaux bataillons débarquent avec de l'eau jusqu’à la taille et arrivent sur la plage dans une situation confuse et sans aucun matériel lourd pour réduire les points forts japonais avec des lourdes pertes. Ils traversent le terrain d'aviation, découvrent des positions japonaises abandonnées et atteignent la côte sud, mais sont entourés de fortes positions ennemies, et séparés du reste de la tête de pont par la piste d'envol non sécurisée. Ces 180 hommes, sans vivres ni eau, manquent cruellement de munitions, subissent une contre-attaque japonaise qui nécessite l'arrivée de renforts de LVT chargé de vivres et de munitions.
Pour conquérir Green Beach sur la côte ouest de l'île, après un soutien de deux destroyers, à 11 h 10, les Marines se lancent à l'assaut et, en une heure, suppriment toutes les défenses nippones.
Lors de cette journée, des soldats refusent d'avancer faute d'une mitrailleuse de soutien ce qui met dans une colère terrible l'état major. Toutefois la situation s'est améliorée et en soirée ce message arrive « Nous sommes en train de gagner ».
22 novembre : La progression américaine
L'artillerie navale tire sur les positions japonaises, le lance-flammes sert à réduire un à un les abris japonais et des bataillons attaquent la poche japonaise. Mais les Américains ont du mal à en venir à bout . Néanmoins, le soir du 22 novembre, pour la première fois, les Japonais acculés dans la partie orientale de l'île, lancent plusieurs offensives importante contre les Américains. Elles seront stoppées par l'artillerie.
La fin de la bataille
Avec cet échec, la résistance sur l'île faiblit fortement. Néanmoins, les Marines doivent encore conquérir l'est de celle-ci car 500 Japonais sont encore présents. Vers 13 heures, les américains comptent comme 9 tués et 25 blessés, ils ont capturé 14 hommes (surtout coréens) et on dénombre 475 cadavres japonais.Malgré la fin de toute résistance, les Marines mettront plusieurs jours avant de tuer le dernier Japonais
Le 23 novembre, la bataille de Tarawa se termine à midi, avec l'atterrissage d'un avion sur la piste de Betio.
Pertes lors de la bataille
Les pertes japonaises furent extrêmement nombreuses. Sur les 4744 hommes et travailleurs engagés dans les combats, seuls 146 hommes furent capturés dont 16 soldats. Les pertes américaines sont les suivantes : 985 tués et disparus dont 55 officiers et 2 311 blessés.
La conquête des autres îles de l'archipel des Gilbert
La prise de l'île de Betio, bien que la mieux défendue par les Japonais, n'assure pas la conquête de l'ensemble des îles Gilbert.
La prise de Bairiki, une petite île est précédé par le bombardement par la marine et l'aviation, alors que le bunker de Bairiki n'est défendu que par 15 soldats japonais avec 2 mitrailleuses. A 17 heures , heure du débarquement, les Marines débarquent sur une île vide d'ennemis.
La conquête des autres îles commence par un débarquement, et parfois avec une progression difficile dans une végétation dense ,sous le feu d'armes automatiques avec une lutte au corps à corps
Enfin, le 28 novembre, la dernière île de l'atoll de Tarawa, Naa, est conquise par les Marines, qui ne rencontrent aucun Japonais.
Bilan "Bloody tarawa"
Aux États-Unis, l'annonce des pertes américaines lors de la prise de Tarawa provoque un tollé, les Américains ne pouvant comprendre que plus de 1 000 Marines (corps d'élite de l'armée américaine) puissent avoir été tués pour la conquête d'une si petite île.
Sur le plan militaire, la conquête des atolls de Tarawa, Makin, Abemama revêtait une importance stratégique. Les Américains, s'ils voulaient continuer leur progression dans le Pacifique, se devaient de supprimer les colonies japonaises qui s'y trouvaient, car elles étaient proches des bases de départ de la marine américaine. Néanmoins et surtout pour la prise de Betio, le débarquement fut mal exécuté et, même si la victoire est acquise grâce au surnombre écrasant des Marines, les pertes subies préfigurent les prochains combats terrestres qu'auront à livrer les Américains à Iwo Jima ou Okinawa. Même si les noms de ces futures batailles ainsi que celui de Guadalcanal, finiront par effacer des mémoires celui de Tarawa, la bataille de Betio reste un symbole de la difficile reconquête américaine dans le Pacifique.
Ce débarquement fut néanmoins utile pour le haut-commandement américain, qui se servit de cet échec relatif (quant au nombre de pertes) pour planifier les futurs débarquements et surtout celui de Normandie.
MAKIN
La bataille de Makin est une bataille de la campagne du Pacifique durant la Seconde Guerre Mondiale, s'inscrivant plus précisément dans la campagne des îles Gilbert et Marshall dans le cadre de l'opération Galvanic (dont fait aussi partie la bataille de Tarawa) qui se déroule du 20 au 23 novembre 1943
APRES LE 6.6.44
L'opération Dragoon inclue un atterrissage de planeurs (opération Dove) et une diversion ( faux débarquement) dans le Nord de l'Italie (opération Span).
La défense allemande composée de la XIXe armée (essentiellement des troupes étrangères) est dégarnie, notamment de la 9e Panzerdivision, à la suite de l’envoi de renforts vers le front de Normandie.
Bien qu'une résistance importante ait été prévue par le commandement allié, comme à Salerne en 1943, les débarquements ont peu d'opposition, excepté quelques raids de mitraillage menés par la Luftwaffe. Seulement 13 tués et 97 blessés et près de 200 Allemands capturés. La 1re Division perce sur trois kilomètres à l'intérieur des terres, les Rangers capturent le port d'Anzio, les parachutistes de la 509e prennent Nettuno, et la 3e Division s'avance sur cinq kilomètres. Une tête de pont de 20 km sur 8, composée de 50 000 hommes et 18 000 véhicules est créée
Devant l’absence de réaction allemande, les forces de débarquement n'attaquent pas Rome et préfèrent renforcer la tête de pont de 3km ce qui contraria Churchill : "J'avais espéré que nous ayons lancé un chat sauvage sur le rivage, mais tout ce que nous avons finalement eu était une baleine échouée."
Les allemands (Kesselring) profitent de cette erreur pour réagir, et envoient immédiatement des troupes pour défendre les routes d'Anzio aux monts Albains et demandent au haut commandement allemand (OKW), d'envoyer des renforts.
Le 25 janvier, ils font face aux Alliés avec à l’ouest la 4e division aéroportée allemande, au centre la 3e division de grenadiers blindés et à l’est, la division blindée Goering. Toutes les réserves à proximité sont envoyées: 70 000 Allemands barrent la route aux 110 000 Alliés. Ils doivent "éradiquer la menace alliée"
Le 31 janvier 1944, les alliés tentèrent de rompre et de traverser la position défensive adverse, mais en vain. Les troupes sont renforcées avec la 1ère division blindée américaine ainsi qu’avec 3 divisions d’infanteries, dont 2 britanniques.Déjà on déplore la perte de 7000 hommes.
Le 25 janvier, ils font face aux Alliés avec à l’ouest la 4e division aéroportée allemande, au centre la 3e division de grenadiers blindés et à l’est, la division blindée Goering. Toutes les réserves à proximité sont envoyées: 70 000 Allemands barrent la route aux 110 000 Alliés. Ils doivent "éradiquer la menace alliée"
Le 31 janvier 1944, les alliés tentèrent de rompre et de traverser la position défensive adverse, mais en vain. Les troupes sont renforcées avec la 1ère division blindée américaine ainsi qu’avec 3 divisions d’infanteries, dont 2 britanniques.Déjà on déplore la perte de 7000 hommes.
A partir de février 1944 les allemands attaquent les têtes de pont alliées ( 16 février puis offensive du 28 février au 4 mars) mais les opérations piétinent et s'enlisent
De violents combats font rage, les Américains sont prêts à se replier mais apprennent que les Allemands manquent fortement de munitions, le 1° mars les allemands cessent l'offensive. Les deux camps s'enterrent dans des tranchées. Les conditions allemandes sont difficiles : froid, pluie manque de nourriture. Les américains décident d'envoyer 1100 appareils bombarder les forces de l'axe enterrées et impuissantes, elles sont anéanties.
A la mi-mai, après une violente attaque préparatoire d'artillerie, les Alliés reprennent l'offensive sur la ligne "Gustav" selon un plan du général Juin : les Américains progressent le long de la côte, le corps expéditionnaire français (CEF) intervient en montagne et Britanniques, Polonais et Canadiens dans le secteur est de Cassino. Le front ennemi est rompu, les Allemands se replient de partout, y compris au monte Cassino, les Américains accélèrent leur progression le long de la côte.
Le 4 Juin 1944, Rome est enfin libérée.
L’addition des pertes humaines alliées s’allongea de 40 000 hommes dont 9 000 Britanniques et 29000 Américains. Les Allemands, quant à eux, déploraient 35 000 morts.
L’addition des pertes humaines alliées s’allongea de 40 000 hommes dont 9 000 Britanniques et 29000 Américains. Les Allemands, quant à eux, déploraient 35 000 morts.
-Des décisions et plans stratégiques mal définis
Après le succès du débarquement à Anzio, il était clair que les alliés s'attendaient à une offensive sur Rome afin de profiter de la faiblesse allemande. Lucas renforce sa tête de pont et réorganise ses défenses sans attaquer. Des soldats alliés de la Devil's Brigad (commando) réussissent même à entrer dans Rome sans défenses, mais ne peuvent y rester faute de renforts, Rome sera prise seulement 8 mois plus tard. La décision de Lucas demeure encore aujourd'hui très controversée, mais il semble qu'il n'avait pas confiance dans la planification stratégique de l'opération et que les ordres lui indiquaient « de débarquer, sécuriser la plage puis d'avancer ». Avec deux divisions débarquées, face à deux ou trois fois plus d'Allemands, il aurait été impossible pour Lucas de considérer la plage comme sécurisée et ensuite d'avancer.
-Une réaction allemande rapide (en trois jours la tête de pont est encerclée) et tenace avec de très violentes et meurtrières offensives-de la nécessité de prendre en compte les aléas climatiques
Débarquements américains dans le Pacifique (1943-1944) : exemples Tarawa et Makin
Les débarquements américains dans les îles ou atoll du Pacifique furent très nombreux. Il s'agit de débarquements spécifiques sur de petites îles ou atoll défendus avec une très forte résistance par le japonais.
A titre d'exemple, seuls les premiers débarquement à Tarawa et à Makin du 20 au 23 novembre 1943 seront présentés.
Avant se déroulèrent diverses opérations moins spectaculaires :
- l'opération Chronicle pour le débarquement sur les îles Woodlark et Kiriwina le 30 juin 1943. En quelques mois, les forces américaines construisirent un grand aéroport à Guasopa Bay, connu d'abord comme l'aéroport de Woodlark puis de Guasopa.
-l'Operation Cartwheel en Nouvelle-Guinée pour la reconquête des îles Salomon s'opéra du 30 juin 1943 au 25 mars 1944 avec des débarquements successifs eurent lieu sur les îles de Nouvelle-Géorgie, de Nouvelle-Bretagne et les Iles de l'Amirauté où les troupes japonaises furent neutralisées, bien que certaines resteront cachées et retranchées profondément dans la jungle jusqu'à la fin de la guerre.TARAWA
La bataille de Tarawa (ou opération Galvanic avec la bataille de Makin) est le débarquement américain et la bataille qui s'ensuivit face aux troupes japonaises du 20 au 23 novembre 1943 sur Betio et les autres petites îles de l'atoll de Tarawa de l'archipel des îles Gilbert dans le Pacifique.
L'opération Galvanic, consiste en un assaut amphibie avec 35 000 Marines de la 2e division de Marine sur Tarawa et environ 6 500 GI de la 27e division d'infanterie sur Makin.
Il s'agit de la première offensive américaine dans cette partie centrale du Pacifique, ce fut aussi la première fois où les Américains furent confrontés dès leur débarquement à une farouche résistance japonaise, bien retranchée et bien approvisionnée. Près de 4 700 soldats japonais et travailleurs forcés coréens et plus de 1 000 Marines américains furent tués en l'espace de 76 heures de combat, principalement sur et autour de l'île de Betio.
Plusieurs escadrilles américaines de la 7e Air Force se chargent du bombardement sur Betio et les îles alentour, du 13 au 19 novembre.
Le 19 novembre, les premiers navires apparaissent au large de Tarawa et commencent le pilonnage des fortifications nippones.
Le 20 à 4 h 41, les Japonais repèrent les Américains et déclenchent leurs batteries sans succès.
Un peu plus tard, les troupes commencent à embarquer dans les péniches, mais les transferts sont difficiles et les premières vagues de LVT ont du mal à garder leur cohésion.
À 5 h 42, la marine américaine stoppe son tir pour permettre à l'aviation d'attaquer Betio mais l'aviation arrive avec retard à 6 h 15, sans parvenir à remplir ses missions.
Enfin, à 6 h 20, l'heure W, toute la flotte reprend ses tirs.
Les bombardements de la Marine américaine contribuent à la destruction de l'un des quatre canons de 200mm détenu par les Japonais.
À 7 h 15, les premières péniches s'avancent dans le lagon, protégées par quelques dragueurs et destroyers qui ont pu s'approcher des côtes. Néanmoins, la confusion est grande et l'heure H est repoussée à 8 h 45.
Cependant un groupe d'hommes du Scout-Sniper Platoon prend pied sur la grande jetée, pour y chasser les Japonais risquant de prendre la plage en enfilade
Vers 9 h 10 les premières péniches franchissent la barrière de corail et s'approchent de la plage sous un feu nourri des japonais qui détruit nombre d'engins de débarquement. Une petite tête de pont est prise en enfilade. D'autres bataillons débarquent en subissant peu de pertes mais la tête de pont est peu solide avec des pertes de 35 % des effectifs.
Les vagues suivantes ne peuvent débarquer sur la plage et doivent franchir le lagon avec de l'eau jusqu’à la taille,. Subissant le tir nippon, les Américains sont complètement désorganisés par manque de radio et n'ont établi qu'une tête de pont de 75 m de profondeur sur 300 m de large.
De nombreux LVT sont perdus lors du débarquement et se pose le problème des renforts qui subissent de lourdes pertes. À la fin de la matinée, les Américains décident de débarquer des chars pour soutenir les fantassins mais la plupart sont rapidement détruits.
Du fait des liaisons radio déficientes, le général Smith, sur l'USS Maryland, a bien du mal à connaître la situation, malgré l'observation aérienne. Le colonel Carlson doit physiquement le rejoindre pour l'informer de l'état réel des Marines.
À 15 h 30, la situation sur Betio est critique avec une tête de pont de 150 mètres de profondeur et des marines à l'abri derrière le mur antichar en troncs de cocotiers et le long de la jetée. Deux Sherman restants réussissent, avec l'infanterie, à élargir la tête de pont qui atteint en fin de journée 500 m de profondeur pour 150 m de large.
À la fin du premier jour, l'ensemble des têtes de ponts américaines couvrent une surface de 1 500 m2
Le 21 novembre
De nouveaux bataillons débarquent avec de l'eau jusqu’à la taille et arrivent sur la plage dans une situation confuse et sans aucun matériel lourd pour réduire les points forts japonais avec des lourdes pertes. Ils traversent le terrain d'aviation, découvrent des positions japonaises abandonnées et atteignent la côte sud, mais sont entourés de fortes positions ennemies, et séparés du reste de la tête de pont par la piste d'envol non sécurisée. Ces 180 hommes, sans vivres ni eau, manquent cruellement de munitions, subissent une contre-attaque japonaise qui nécessite l'arrivée de renforts de LVT chargé de vivres et de munitions.
Pour conquérir Green Beach sur la côte ouest de l'île, après un soutien de deux destroyers, à 11 h 10, les Marines se lancent à l'assaut et, en une heure, suppriment toutes les défenses nippones.
Lors de cette journée, des soldats refusent d'avancer faute d'une mitrailleuse de soutien ce qui met dans une colère terrible l'état major. Toutefois la situation s'est améliorée et en soirée ce message arrive « Nous sommes en train de gagner ».
22 novembre : La progression américaine
L'artillerie navale tire sur les positions japonaises, le lance-flammes sert à réduire un à un les abris japonais et des bataillons attaquent la poche japonaise. Mais les Américains ont du mal à en venir à bout . Néanmoins, le soir du 22 novembre, pour la première fois, les Japonais acculés dans la partie orientale de l'île, lancent plusieurs offensives importante contre les Américains. Elles seront stoppées par l'artillerie.
La fin de la bataille
Avec cet échec, la résistance sur l'île faiblit fortement. Néanmoins, les Marines doivent encore conquérir l'est de celle-ci car 500 Japonais sont encore présents. Vers 13 heures, les américains comptent comme 9 tués et 25 blessés, ils ont capturé 14 hommes (surtout coréens) et on dénombre 475 cadavres japonais.Malgré la fin de toute résistance, les Marines mettront plusieurs jours avant de tuer le dernier Japonais
Le 23 novembre, la bataille de Tarawa se termine à midi, avec l'atterrissage d'un avion sur la piste de Betio.
Pertes lors de la bataille
Les pertes japonaises furent extrêmement nombreuses. Sur les 4744 hommes et travailleurs engagés dans les combats, seuls 146 hommes furent capturés dont 16 soldats. Les pertes américaines sont les suivantes : 985 tués et disparus dont 55 officiers et 2 311 blessés.
La conquête des autres îles de l'archipel des Gilbert
La prise de l'île de Betio, bien que la mieux défendue par les Japonais, n'assure pas la conquête de l'ensemble des îles Gilbert.
La prise de Bairiki, une petite île est précédé par le bombardement par la marine et l'aviation, alors que le bunker de Bairiki n'est défendu que par 15 soldats japonais avec 2 mitrailleuses. A 17 heures , heure du débarquement, les Marines débarquent sur une île vide d'ennemis.
La conquête des autres îles commence par un débarquement, et parfois avec une progression difficile dans une végétation dense ,sous le feu d'armes automatiques avec une lutte au corps à corps
Enfin, le 28 novembre, la dernière île de l'atoll de Tarawa, Naa, est conquise par les Marines, qui ne rencontrent aucun Japonais.
Bilan "Bloody tarawa"
Aux États-Unis, l'annonce des pertes américaines lors de la prise de Tarawa provoque un tollé, les Américains ne pouvant comprendre que plus de 1 000 Marines (corps d'élite de l'armée américaine) puissent avoir été tués pour la conquête d'une si petite île.
Sur le plan militaire, la conquête des atolls de Tarawa, Makin, Abemama revêtait une importance stratégique. Les Américains, s'ils voulaient continuer leur progression dans le Pacifique, se devaient de supprimer les colonies japonaises qui s'y trouvaient, car elles étaient proches des bases de départ de la marine américaine. Néanmoins et surtout pour la prise de Betio, le débarquement fut mal exécuté et, même si la victoire est acquise grâce au surnombre écrasant des Marines, les pertes subies préfigurent les prochains combats terrestres qu'auront à livrer les Américains à Iwo Jima ou Okinawa. Même si les noms de ces futures batailles ainsi que celui de Guadalcanal, finiront par effacer des mémoires celui de Tarawa, la bataille de Betio reste un symbole de la difficile reconquête américaine dans le Pacifique.
Ce débarquement fut néanmoins utile pour le haut-commandement américain, qui se servit de cet échec relatif (quant au nombre de pertes) pour planifier les futurs débarquements et surtout celui de Normandie.
La bataille de Makin est une bataille de la campagne du Pacifique durant la Seconde Guerre Mondiale, s'inscrivant plus précisément dans la campagne des îles Gilbert et Marshall dans le cadre de l'opération Galvanic (dont fait aussi partie la bataille de Tarawa) qui se déroule du 20 au 23 novembre 1943
La 27e division d'infanterie doit conquérir l'île de Butaritari dans l'atoll de Makin défendu par 600 japonais et 200 Coréens d'une unité de construction.
Le débarquement est précédé par le bombardement aérien peu utile car il ne tua aucun soldat et ne détruisit rien. Les GIs débarquent alors sur l'île sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré et des observateurs aériens notent nulle trace d'ennemis sur l'île, mais un pilonnage aérien continue.
L'infanterie américaine débarquée s'avance vers l'intérieur mais une mitrailleuse ouvre le feu ; au même moment les commandants des chars M3 Stuart refusent d'obéir aux ordres des officiers d'infanterie.
Le 21 novembre le général Holland Smith débarque décidé à motiver des soldats qui ne veulent pas avancer et risquer leur vie pour la conquête d'une si petite île. La journée se passe calmement.
À midi, le destroyer USS Gansevoort détecte l'écho d'un sous-marin japonais à quelques kilomètres de la côte. L'USS Frazier fait éperonner le sous-marin qui coule définitivement.
Le 22 novembre, sur Makin, la résistance japonaise a presque totalement disparu, les Américains étant beaucoup plus nombreux (16 contre 1 pour l'infanterie). Néanmoins, les GIs avancent toujours aussi lentement et il faudra attendre le 24 novembre pour voir l'île débarrassée de ses anciens occupants.
A 4 h 35 un écho radar indique la présence d'un sous-marin qui se met à tirer une torpille, repérée trop tard par l'USS Liscome Bay, touché au centre, provoquant une terrible explosion dans le porte-avions, les flammes s'élevant à plus de 100 mètres au-dessus de l'eau. L'incendie se propage ensuite assez vite à la soute à munitions qui explose violemment, les marins se jetant à l'eau sont brûlés vifs car une pellicule de pétrole brûle. L'USS Liscome Bay coule en 23 minutes, entraînant avec lui 644 hommes et 19 avions, soit dix fois plus de pertes que les pertes au sol.
Se termine ainsi la bataille de Makin, où les pertes américaines (pertes de l'US Navy exclues) sont de 66 tués et 185 blessés.
APRES LE 6.6.44
- île d'ELBE
Le débarquement sur île d’Elbe ou opération « Brassard » se déroule juste après le débarquement en Normandie, du17 au 19 juin 1944.
Passés maîtres de la Corse, les Français proposent au commandement allié un débarquement sur l’île d’Elbe passée sous le contrôle allemande lors de l’opération aéroportée du 17 septembre 1943. Les Français voient dans cette opération un moyen de bloquer l’approvisionnement allemand sur l’Italie de l’ouest. Dans un premier temps, les Alliés s’y opposent, notamment pour ne pas disperser les forces, mais finalement l’opération est finalement approuvée avec l'appui britannique
les Allemands ont fortifié l’île avec des abris antichar et la présence deux bataillons d’infanterie.
Le 17 juin 1944, à 4h00, l’opération « Brassard » est lancée : des troupes mixtes dont des éléments français progressent vers l’île d’Elbe. Les forces françaises sont composées de la 9e DIC (Division d’infanterie coloniale), de deux bataillons français de commando (avec comme objectif la neutralisation de batteries côtières. ), d'une batterie du Régiment d'artillerie coloniale du Maroc et du 2e Groupe de tabors marocains (GTM). Enfin, 48 commandos britanniques de la Royal Navy renforcent les troupes françaises
Dans la journée du 16 juin 1944, à 11 heures, les Commandos d'Afrique, à bord de LCI et LCT appareillent vers leur objectif. Le débarquement s'effectue très tôt dans la matinée du 17 juin 1944. Dans le Golf Campo, les unités françaises sont retardées par les défenses côtières mais surtout par le relief de l’île. Une plage plus appropriée est trouvée près de Nercio, permettant ainsi le développement d’une tête de pont et une rapide maîtrise du sommet de la crête du Mont Tambone surplombant l'aire de débarquement. Les commandos britanniques subissent de lourdes pertes : 38 soldats sont tués lors d’une explosion alors qu’ils guidaient les troupes qui débarquaient. Les commandos de la Royal Navy capturent le navire antiaérien « Köln ». L'île est rapidement conquise et les troupes allemandes demandent l'autorisation d'évacuation le 19 juin 1944.
La garnison allemande est attaquée et vaincue par les troupes françaises du général de Lattre de Tassigny venues de Bastia.
Les pertes alliées sont de 252 tués ou disparus et de 635 blessés, et les Britanniques perdent 38 de leurs 48 commandos. Les troupes de l’Axe perdent 500 hommes et 1 995 sont faits prisonniers.
- PROVENCE
Le débarquement de Provence (opération Anvil Dragoon) + Opération Span
Le débarquement en Provence (nom de code opération Anvil Dragoon), est une opération militaire menée à partir du 15 août 1944 par les troupes alliées dans le Sud-Est de la France (entre Toulon et Cannes).
Contexte
Le nom a été changé en Dragoon par Winston Churchill car il était contre ce débarquement (il déclara y avoir été « contraint », dragooned en anglais), préférant une percée des troupes déployées sur le front d'Italie vers les Balkans afin de prendre en tenaille l'armée allemande en Europe centrale et d'arriver à Berlin avant les Soviétiques. Il s'oppose notamment à de Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.
L'opération Dragoon inclue un atterrissage de planeurs (opération Dove) et une diversion ( faux débarquement) dans le Nord de l'Italie (opération Span).
La défense allemande composée de la XIXe armée (essentiellement des troupes étrangères) est dégarnie, notamment de la 9e Panzerdivision, à la suite de l’envoi de renforts vers le front de Normandie.
Forces en présence
Alliés | Allemands | |
Soldats | 50 000 (324 000 fin septembre dont 230.000 français) | 80 000 |
Chars | 500 (800 fin septembre) | 36 |
Artillerie | 1 161 (dont 551 de marine) | 450 |
Avions | 2 000 | 105 |
Navires | 2 250 (dont 500 de guerre) dont 30 français | 48 (dont 10 U-Boots) |
La veille, Radio Londres diffuse 12 messages pour la Résistance (« Le chasseur est affamé et Nancy a le torticolis et «Le premier accroc coûte 200 francs ). Comme lors de l'opération Overlord, le plan de bataille prévoit une division des troupes en différentes « forces » ayant chacune un but précis
Il a lieu dans la nuit du 14 au 15 août 1944, sur les côtes varoises entre Toulon et Cannes mobilisant 880 navires anglo-américains, 34 français et 1 370 navires pour le débarquement.
- les commandos français sont débarqués au nord à Miramar sur les flancs du futur débarquement (Force Rosie) et au sud (Force Romeo) des commandos d'Afrique débarquent de part et d'autre du cap Nègre.
-La Force Sitka (américaines et canadiennes)se charge la même nuit de détruire les batteries des îles côtières de Port-Cros et du Levant situées devant Hyères.
-Les trois divisions américaines forment la Force Kodak, elles-mêmes divisées en trois forces :
-Force Alpha débarque t sur les plages de la baie de Cavalaire (à Cavalaire et à La Croix-Valmer et de Pampelonne (à Ramatuelle)
-Force Delta débarque à Sainte-Maxime
-Force Camel du côté est sur trois plages différentes face à la base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël.
A 8 heures du matin, les vagues d'assaut américaines s'élancent des péniches de débarquement pour prendre pied, entre Cavalaire et Saint-Raphaël, sur les plages aux noms de code respectifs d'Alpha, de Camel et de Delta.
Au soir du 15 août, deux têtes de pont sont assurées de part et d'autre de Fréjus. Sur près de 100 000 hommes débarqués, on compte un millier de tués et disparus dans les rangs alliés. Le lendemain, le gros de l'armée B débarque. Le 17 août, de Lattre installe son PC à Cogolin.
Les troupes américaines avanceront par la haute Provence vers l'Isère et la vallée du Rhône. Les Français prendront les ports de Toulon et de Marseille.
-La Force Sitka (américaines et canadiennes)se charge la même nuit de détruire les batteries des îles côtières de Port-Cros et du Levant situées devant Hyères.
-Les trois divisions américaines forment la Force Kodak, elles-mêmes divisées en trois forces :
-Force Alpha débarque t sur les plages de la baie de Cavalaire (à Cavalaire et à La Croix-Valmer et de Pampelonne (à Ramatuelle)
-Force Delta débarque à Sainte-Maxime
-Force Camel du côté est sur trois plages différentes face à la base d'aéronautique navale de Fréjus-Saint Raphaël.
A 8 heures du matin, les vagues d'assaut américaines s'élancent des péniches de débarquement pour prendre pied, entre Cavalaire et Saint-Raphaël, sur les plages aux noms de code respectifs d'Alpha, de Camel et de Delta.
Au soir du 15 août, deux têtes de pont sont assurées de part et d'autre de Fréjus. Sur près de 100 000 hommes débarqués, on compte un millier de tués et disparus dans les rangs alliés. Le lendemain, le gros de l'armée B débarque. Le 17 août, de Lattre installe son PC à Cogolin.
Les troupes américaines avanceront par la haute Provence vers l'Isère et la vallée du Rhône. Les Français prendront les ports de Toulon et de Marseille.
L'assaut aérien
Il comportait un parachutage d'hommes et de matériel et l'objectif est de s’emparer du Muy et des hauteurs de Grimaud afin d’empêcher l’afflux de renforts ennemis depuis l’ouest.
Vers 4 heures du matin, 400 avions larguent au-dessus de la vallée de l'Argens plus de 5 000 parachutistes alliés, tandis que des renforts et du matériel arrivent par planeurs (10 000 parachutistes au total seront à pied d'oeuvre à la fin de la journée).
A l'aube, un terrible bombardement aérien et naval s'abat sur la côte, écrasant les positions allemandes.
Deuxième vague du débarquement
Le 16 août débarque la Force Garbo de la VIIe armée américaine composée du 6e corps américaine et de l'armée B commandée par le général de Lattre de Tassigny :
Les trois quarts de la Force Garbo étaient sous commandement français avec pour moitié des troupes des colonies (moitié de soldats d'origine européenne et moitié de soldats africains et nord-africains).
L'objectif était de faire une poussée vers Toulon.
Vers 4 heures du matin, 400 avions larguent au-dessus de la vallée de l'Argens plus de 5 000 parachutistes alliés, tandis que des renforts et du matériel arrivent par planeurs (10 000 parachutistes au total seront à pied d'oeuvre à la fin de la journée).
L'assaut aéronaval
À l'aube du 15 août 1944, les Alliés déploient la Task Force 88 au large de la Provence pour assurer la couverture aérienne du débarquement dans un premier temps, puis d'aider les troupes débarquées dans leur progression dans un deuxième temps.A l'aube, un terrible bombardement aérien et naval s'abat sur la côte, écrasant les positions allemandes.
Deuxième vague du débarquement
Le 16 août débarque la Force Garbo de la VIIe armée américaine composée du 6e corps américaine et de l'armée B commandée par le général de Lattre de Tassigny :
Les trois quarts de la Force Garbo étaient sous commandement français avec pour moitié des troupes des colonies (moitié de soldats d'origine européenne et moitié de soldats africains et nord-africains).
L'objectif était de faire une poussée vers Toulon.
Progression et bilan
Cette attaque est un succès rapide avec une avancée profonde en vingt-quatre heures. En deux semaines la Provence est libérée. Digne et Sisteron sont atteintes le 19 août, Gap le 20 août. Grenoble est prise le 22 août (soit 83 jours avant la date prévue), Toulon le 23 août, Montélimar le 28 août, Marseille le 29 août et Lyon le 3 septembre.
Au total, plus de 94 000 soldats et 11 000 véhicules ont été débarqués le premier jour. Du 15 au 29 août (prise de Marseille), les pertes de cette Armée B s’élèvent à 933 tués, 19 disparus et 3 732 blessés, les jours les plus terribles étant les 23 et 24 août. Environ 35 000 Allemands ont été capturés.